Une micro nouvelle par jour pendant un an.

jeudi 24 mai 2018

27 juillet

Combattre un dimanche ! Quelle incurie !
Les soldats français bougonnaient, mais ne traînaient pas les pieds. L’armée ennemie, à leurs trousses, ne leur ferait pas de cadeau s’ils se laissaient rattraper. Il faut rester vivant pour pouvoir râler.
Pourtant, l’humeur changea du tout au tout dès que le pont de Bouvines fut visible. La cadence accéléra. Quelques petits malins ne purent s’empêcher de siffloter en le traversant. Heureusement, l’ennemi, trop pressé, n’y prit garde.
Puis, une fois de l’autre côté, il comprit :
— Trolls ! TROLLS !
Surgissant de sous le pont, coupant toute retraite, les deux montagnes de muscles entreprirent de tailler les rangs de l’ennemi en riant. Certains soldats voulurent courir dans la forêt occupant la droite du champ de bataille ; bien mal leur en prit. Ils furent lardés de flèches que les rescapés reconnurent bien vite :
— Elfes à droite, ELFES À DROITE !
Un coup d’œil au lac, à gauche, les dissuada d’y tenter leur chance ; l’eau bouillonnait d’une manière plus que louche. Ils ne pouvaient qu’aller de l’avant, ou mourir.
Un grand sourire fleurissant sur ses lèvres, Philippe Auguste coiffa son heaume dont les runes s’allumèrent aussitôt. Finalement, laisser ses sorciers en Maine-et-Loire n’avait pas été une erreur. Cette journée était grandiose.

Le 27 juillet 1214, la bataille de Bouvines opposant Philippe Auguste à la coalition menée par Jean Sans Terre, duc d’Aquitaine et roi d’Angleterre, ainsi que par l’empereur romain germanique Otton IV, se solde par une victoire écrasante du roi de France malgré son infériorité numérique

Facebook Auto Publish Powered By : XYZScripts.com