Une micro nouvelle par jour pendant un an.

dimanche 24 juin 2018

26 mai

– J’ai fait un peu de rangement dans les collections de mon prédécesseur, et je dois dire qu’il n’était pas très ordonné !
– C’est vrai, j’ai fait quelques missions avec lui, il encombrait le vaisseau avec des échantillons de tout et n’importe quoi, où qu’on soit…
– À propos de n’importe quoi, j’ai retrouvé cet objet non étiqueté qui doit traîner depuis plusieurs années dans le niveau inférieur. Pas d’historique, pas de provenance, je ne sais pas où le classer ?
– Oh, c’est organique en plus… Il n’y a plus de budget pour ce genre de recherches, alors on ne va peut être pas s’encombrer avec ça, professeur Einpferd. Vous le nettoyez bien pour qu’il ne contamine pas l’environnement, et puis on va s’en débarrasser discrètement, ça sera le mystère du prochain qui le ramassera, plus le notre ! C’est une forêt, par là-bas ?
– Oui, Reiter Vimeinfater, c’est la Bavière. Mais je ne sais pas si c’est éthique ?
– Tu as des considérations éthiques pour les sous espèces de cette planète, Einpferd ? Balances-moi ça par dessus bord, qu’on puisse décoller et rentrer chez nous !

Le 26 mai 1828, le jeune Kaspar Hauser, 17 ans, est retrouvé errant à Nuremberg. Incapable de s’exprimer, l’énigme de son apparition va susciter la curiosité de l’Europe. Sans sembler en comprendre le sens, son vocabulaire se limite à « un cheval » (Ein Pferd) et « cavalier, comme mon père » (Reiter, wie mein Vater).

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