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vendredi 14 décembre 2018

21 mars

Glinkzi fit pivoter son nez pour sentir le lieu où il devait se rendre. La téléportation olfactive, c’était son truc. Mais cette fois-ci, ce n’était pas pour faire un tour pendable à un humain qu’il usait de son pouvoir. L’heure était grave : les Autrichiens se dirigeaient droit vers Paris.
— En quoi cela nous regarde-t-il ? avait demandé Glinkzi, étonné.
— L’armée du prince de Schwarzenberg entraîne dans son sillage une cohorte de Gremlins, avait répondu le doyen. Ils viennent libérer leur Roi, capturé lors de la grande campagne de l’été dernier, que nous avons enfermé dans les catacombes.
La bouche de Glinkzi s’était arrondie en un « o » de stupéfaction et il n’avait pas insisté.
— Paris tombera, avait continué le doyen. Mais nous avons besoin de quelques jours pour évacuer les lieux. Selon l’Augure, nous devons intervenir lors de la bataille d’Arcis. En ce moment même, les troupes de Bohème submergent celles de Napoléon.
Glinkzi s’était porté volontaire. L’instant d’après, il se posait dans le cou de Schwarzenberg et lui murmurait à l’oreille :
— Abandonne ! Tes ennemis ont résisté toute la nuit alors que tu les croyais à ta merci. Sont-ils vraiment quinze mille ? Ils sont au moins cent mille !
Le doute envahit l’esprit de l’Autrichien. Cette hésitation donna quelques heures de répit aux lutins, qui parvinrent in extremis à extrader le roi Gremlins.
— Vous avez remporté une bataille, mais pas la guerre ! déclama le doyen des lutins en prenant la fuite à son tour.

21 mars 1814 : bataille d’Arcis

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